Suite à l'article de Gribouillette sur l'amitié... j'avais envie d'en parler aussi...

Autrefois, il n'y pas si longtemps, j'y croyais dur comme fer.
Notre amitié était indestructible. 1 amie puis 2 amies. Un groupe de 3, surnommé "Les 3 drôles de dames".
Puis 3 x 2 = 6 (avec les copains)
Puis 6 x 2 = 12 (avec les enfants)
Il y en a eu des bons moments, des tranches de rigolade, des souvenirs.
Chez l'une, chez l'autre. Par ici. Par là-bas. 

Je crois que j'ai tout cassé.
Indirectement. Avec mon histoire. Ma douleur.
Elles n'ont pas su gérer la crise. Ma crise.
L'une a fait comme si. Comme si ce n'était rien. Comme si ça coulait de source que ça allait redevenir comme avant.
Comme si on pouvait en rigoler.
L'autre a été présente, au début. Petits mots de soutien. Puis plus rien.
J'ai du la saouler avec ma tristesse. Elle qui étouffe chez elle et qui rêve d'exotisme.
Elle qui résistait jusque là à de nombreuses avances... mais jusqu'à quand ?
Serais-je le miroir de ce qu'elle fait dans le dos de son mari ? Cela expliquerait son silence actuel.

J'ai vu une psy. Je lui ai parlé de ce poids que je portais.
Mes parents, ma soeur et ma belle-soeur qui font comme si de rien... 
Mes amies qui sont passées à autre chose. Sans moi.
Personne à qui parler de ma détresse.
Alors je fais la forte. Je porte mon masque.
Elle me dit que je dois être honnête avec toutes ces personnes.
Leur dire mon désarroi quant à leurs réactions (ou manque de réaction).
Je ne sais pas parler. Trouver les mots sans blesser.
Après tout, je ne suis pas le centre du monde.

Je crois que mes amies sont là pour partager le meilleur.
Mais qu'elles désertent lorsqu'il faut traverser le pire.
C'est triste.